Final Fantasy IV Advance

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Poussée vers la sortie par sa brillante petite sœur à deux écrans, la GameBoy Advance protéiforme (Micro, SP, classique) prend un malin plaisir à jouer les prolongations en achevant sa brillante carrière comme elle l’a commencée : avec des adaptations de grands succès de la Super Nintendo. Quelques mois après le remake du fondateur Tales of Phantasia (de Namco) nous arrive ainsi le mythique quatrième volet de l’essentielle série Final Fantasy qui, au temps béni de sa création (1990), n’avait pas eu l’honneur d’une sortie européenne (mais, seulement, d’une parution américaine dans une version plus aseptisée et rebaptisée Final Fantasy II car ce n’était que le deuxième volet de la saga à sortir du Japon).

Après la parution couplée de Final Fantasy I & II fin 2004 et avant celles, annoncées, d’un remake 3D de FF III (sur DS) et de FF V (sur GBA), c’est aussi une nouvelle occasion, pour l’amateur français de jeux de rôles, de recoller les morceaux pour vivre enfin intimement l’évolution de cette saga majeure du RPG (Role Playing Game) nippon. Et comprendre que, bien avant l’ivresse cinématique contemporaine et au moins autant que l’évolution du système de jeu (l’écoulement du temps devient dans FF IV un élément primordial du déroulement des combats), c’est la conduite du récit interactif qui guide l’évolution de Final Fantasy. Au cœur de l’épisode IV repose ainsi un principe pas si simple : la désobéissance civile. Avec la culpabilité née de la trop longue acceptation des ordres d’un roi indéfendable. Il n’y a bien sûr pas que cela, mais on n’en dira pas plus. Car ce serait gâcher l’expérience de FF IV, qui est à jamais recommandée.

(Paru dans Les Inrockuptibles n°555, 18 juillet 2006)

Final Fantasy IV Advance (Square Enix), sur GameBoy Advance

Erwan Higuinen

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